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Historique des orchestres de jazz de la période Swing |
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La "Swing Era" ou l'âge d'or des grands orchestresDans les années 30, aux Etats-Unis, d'autres grands orchestres de Swing Jazz font leur apparition. Ces "big band", dont la structure est définie par Don Redman en 1931, comprennent, outre la section rythmique (piano, basse, batterie, guitare ou banjo) trois sections instrumentales : trompettes, trombones et anches (clarinettes et saxophones). |
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Cab Calloway symbolise presque à lui seul la joie de vivre des années
30. Chanteur fantaisiste, il est aussi un authentique chef d'orchestre. Avec
d'excellents musiciens tels que les trompettistes Jonah Jones et Dizzy Gillespie,
le saxophoniste Ben Webster puis Chu Berry, le guitariste Danny Barker ou le
batteur Cozy Cole, son ensemble est l'un des meilleurs des années swing.
Grâce à son grand succès Minnie The Moocher en 1931
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En 1934, au Cotton Club d'Harlem, succède à l'ensemble de Cab
Calloway celui d'un jeune saxophoniste originaire de Buffalo, Jimmie Lunceford
qui a fondé son groupe en 1927. Celui-ci avec son trompettiste et arrangeur
Sy Oliver proclament la suprématie du "bounce" (rebond), tempo médium
propice à la danse.
Les titres Rhythm Is Our Business (1934)
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Dès 1928, le style "riff" se développe à Kansas City avec
les orchestres de Walter Page, de Bennie Moten
(l'un des fondateurs de la musique swing) : Moten Swing 1932
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En 1935, à la mort de Bennie Moten celui-ci est remplacé à
la tête de sa formation par le pianiste William Basie, qui se fait appeler
"Count". La formation de Count Basie comprend alors
Lester Young au saxophone, Jo Jones à la batterie, Walter Page à
la basse, Hot Lips Page à la trompette et le chanteur Jimmy Rushing.
Le critique et producteur blanc, John Hammond, fait venir en 1936 le Basie Band
dans les clubs new-yorkais : tour à tour, le Famous Door, le Savoy, le
Woodside et surtout le célèbre Apollo de Harlem, en 1938, où
se produit parfois une jeune vocaliste du nom de Billie Holiday.
D'autres talents se joignent à l'orchestre de Basie : Buck Clayton (tp),
Eddie Durham (tb), Sweets Edison (tp), Chu Berry (ts), Dicky Wells (tb), Buddy
Tate (ts), Freddie Green (g) et la chanteuse Helen Humes. C'est la grande
époque du swing, et l'enregistrement chez Decca d'une série de
standards :
Topsy (1937)
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Dès 1930, Chick Webb extraordinaire batteur, pourtant infirme, crée
une grande formation qui triomphe au Savoy de Harlem. En 1935, il engage Ella
Fitzgerald qui n'a que 17 ans. Entre eux c'est l'entente parfaite. Les titres
enregistrés jusqu'en 1939 (mort de Chick Webb de la tuberculose) connaissent
un grand succès, citons Sing Me a Swing Song (le premier succès
d'Ella en 1936)
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Les batailles d'orchestres font fureur dans le monde du jazz, notamment
au Savoy Ballroom où se produit Chick Webb, un des grands batteurs
que plus d’un considèrent à l’origine du swing. Mais trois formations
semblent dominer toutes les autres : ce sont celles de Count Basie, Jimmie
Lunceford et Duke Ellington. Lorsque Lunceford disparaît en 1947
(à l'âge de 45 ans !), les ensembles de Count Basie et Duke
Ellington se retrouvent sans rival d'envergure. |
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Premier grand soliste de l'histoire du jazz, Louis Armstrong est néanmoins
un musicien du "vieux style" : son génie consiste à donner à
chaque note une attaque, une durée, un timbre, une couleur, une puissance
émotive. C'est avec Henri "Red" Allen, originaire de la Nouvelle-Orléans
et disciple de Louis Armstrong, que le jazz passe d'une logique de la note à
une logique de la phrase : chaque note étant liée à l'autre. |
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Le style blanc de Chicago, avec Benny Goodman, apporte une autre
contribution au jazz.
Benny Goodman organise, en 1933, son premier grand orchestre blanc, en
prenant comme modèles les orchestres noirs de Fletcher Henderson et
de Benny Carter avec son style de "jeu par sections". Il s'entoure
des meilleurs instrumentistes de l'époque : Ziggy Elman
et Harry James (trompette), Jess Stacy
(piano) et Gene Krupa (batterie). Et au
mépris des préjugés raciaux engage rapidement des
musiciens noirs : Teddy Wilson (piano), Lionel Hampton (vibraphone),
Cootie Williams (trompette), Charlie Christian (guitare). Fletcher Henderson écrit les plus beaux arrangements de Goodman : Blue Skies (1935)
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En petites formations ou avec son big band, Benny Goodman s'impose comme
le chef de file d'un swing généreux axé sur la danse
(le suzie-Q, le fox-trot, le jitterbug, le trucking...).
Goody Goody 1936
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Benny Goodman a de nombreux émules : Woody Herman, le clarinettiste
Artie Shaw (qui se rend célèbre à 28 ans, pour sa
version de Begin the Beguine de Cole Porter en 1938
Gene Krupa, avec l'un des plus grands trompettistes de jazz de l'époque
Roy Eldridge et la chanteuse Anita O'Day, douée d'une technique
exemplaire, est au faîte de la vague swing dans les années
41-43. Le duo R.Eldridge - A.O'Day dans Let Me Off Uptown en 1941 est
une grande réussite
Le trompettiste Harry James fonde aussi son orchestre sur le modèle de l'orchestre de Count Basie et avec des musiciens venant de ce même orchestre. L'orchestre de H.James participe au tournage d'un film musical hollywoodien. |
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Jimmy et Tommy Dorsey ont joué un rôle important dans le
succès populaire rencontré par le swing durant les
années 30 et 40. En 1928 les deux frères forment le Dorsey
Brothers' Orchestra qui devient en 1934 l'une des formations phares de
la firme Decca : Shim Sham Shimmy 1933
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Glenn Miller débute en 1923 au trombone, vers 1930 il écrit
des arrangements, notamment pour Tommy Dorsey. Il fonde un premier ensemble
en 1937, puis un orchestre de danse en 1939 qui devient vite poulaire.
C'est en créant, en 1942, l'orchestre de l'"Army Air Force" que
Glenn Miller accède à une renommée internationale.
Ses deux plus grands succès sont In the Mood
Si le swing et la "swingite" se propagent en France dans la seconde moitié des années 30, la période swing ne commence véritablement pour le grand public qu'après la Libération et se prolonge jusqu'au début des années 50. |
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Le 22 janvier 1922 est inauguré près du rond-point des
Champs-élysées, le club de jazz "Le BOEUF sur le TOIT", qui
devient le premier temple du jazz à Paris. C'est dans ce club que
le guitariste Django Reinhardt débute, avant de jouer dans l'orchestre
de Louis Vola au Claridge en 1934, où joue également le
violoniste Stéphane Grappelli. En 1935, Stéphane et Django
créent le Quintette du Hot Club de France, premier orchestre de jazz
qui ne recourt ni aux cuivres, ni aux anches, ni à la batterie.
Le jazz est alors objet de culte pour des puristes du Hot Club de France. |
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© Daniel Louis |